Asambleas Ciudadanos


 

l'Assemblée de citoyens en Océanie

 

 

Assemblée Océanienne de Citoyens du continent de l’Eau

Traductions : français . Español . English



Nous, citoyens d’Aotearoa-Nouvelle Zélande et de la région du Pacifique, agissons en vue d’encourager la culture de la responsabilité des peuples du Pacifique et du Continent de l’Eau. Nous sommes ravis de pouvoir participer à la dynamique internationale des Assemblées de citoyens.


C’est avec un grand intérêt que nous avons lu le document issu du Séminaire « De quelle Amazonie le monde a-t-il besoin ? » organisé au Brésil. Ce travail nous a renvoyé à notre tour à la question suivante : « de quelle Océanie le monde a-t-il besoin ? ». Cette question clé va guider la conception de notre Assemblée de citoyens.


Antécédents


Au cours des années de démarrage de notre travail sur la responsabilité en partenariat avec la FPH, nos idées, notre pensée, nos recherches et nos actions nous ont conduit à identifier des priorités qui s’expriment dans le programme que nous avons nommé « A travers l’Océanie / Te Au o Te Moana ». Ces priorités s’insèrent dans le contexte géographique, environnemental, démographique et politique de notre région. Les voici en substance :


  • Gouvernance intégrée – un processus intersectoriel et interdisciplinaire pour conduire des projets et prendre des décisions
  • L’enjeu particulier de l’eau en lien avec notre environnement maritime extrêmement vaste
  • Le travail en coopération avec les peuples indigènes de la région.

Ces priorités ont été délimitées en analysant les facteurs qui contribuent à la crise environnementale mondiale, à la mauvaise distribution de la richesse et à l’héritage de la colonisation. Nos réponses sont conçues pour y contribuer en recherchant un apport constructif et créatif pour ces enjeux environnementaux et sociaux.


Il est évident que les solutions conduisent à s’engager dans des processus fondés sur l’éthique de la responsabilité et à mettre en place des systèmes politiques et sociaux susceptibles d’exprimer les voix des peuples indigènes, là où se prennent les décisions. Cela est très important non seulement pour des raisons de justice historique, mais aussi parce que nous avons l’opportunité d’apprendre du regard holistique et relationnel que les peuples indigènes ont sur le monde et qui fondent leurs systèmes sociaux.


Dans le Pacifique, les enjeux et les intérêts suscités par l’eau sont liés à la responsabilité maritime des États. Dans le dispositif de Zone Économique Exclusive, l’étendue de la juridiction des États des îles sur les territoires océaniques, y compris Aotearoa-Nouvelles Zélande, dépasse largement la masse terrestre des États. L’océan Pacifique est aussi important pour l’écosystème mondial que la forêt amazonienne.


Proposition pour l’Assemblée de citoyens d’Océanie en 2010


L’Assemblée de citoyens 2010 a pour fil directeur : « De quelle Océanie le monde a-t-il besoin ? ».


Objectif de l’Assemblée


L’objectif de l’Assemblée sera d’identifier les principaux domaines à aborder sur le long terme pour l’équilibre des sociétés et des milieux océaniques dans un contexte d’interdépendance de la région de l’Océan Pacifique avec le reste du monde. L’Océanie est envisagée dans l’optique d’une viabilité de la planète à travers les notions d’interdépendance et de citoyenneté participative. L’Assemblée pour une « Océanie dont le monde a besoin » sera orientée vers des stratégies promouvant une gouvernance locale et mondiale (en Nouvelle Zélande, la priorité donnée aux aspects économiques et financiers a conduit à remplacer la citoyenneté par la notion de contribuables).


Nous prévoyons d’organiser la rencontre de l’Assemblée en Aotearoa-Nouvelle Zélande en août - septembre 2010.


Préparation


La préparation avec les participants a déjà commencé à travers plusieurs projets menés à travers les programmes de la Charte de Responsabilités humaines et l’initiative d’Assemblée “A travers l’Océanie”. En novembre 2009, le comité de RESPONSE se rapprochera des communautés Maoris pour favoriser un processus collaboratif. Les participants de l’assemblée sont identifiés comme un élément essentiel de cette collaboration.


Nous identifierons également les thèmes clés de manière collaborative et nous préparerons les travaux de facilitation du processus de l’Assemblée. Ces travaux seront diffusés aux différents participants deux mois avant la rencontre.


Fonds


RESPONSE travaille activement sur la recherche de fonds pour les activités de la Charte des responsabilités humaines et de l’Assemblée “À travers l’Océanie”. RESPONSE est membre du Conseil pour le Développement International (CDI) et des Partenaires pour le Développement Communautaire International (KOHA_PICD), lequel est en train d’établir de nouveaux partenariats pour la recherche de fonds avec les acteurs des pays des îles du Pacifique. Etant donné que les critères de ces agences coïncident avec le thème de la responsabilité, nous envisageons de solliciter une aide financière pour assurer les coûts de participation des partenaires du Pacifique.


Participants


Les représentants seront choisis parmi les membres de groupes et d’organisations avec lesquels nous on a mis en place des activités et construit une compréhension mutuelle sur la responsabilité, les capacités de gouvernance, les dimensions socioculturelles, les écosystèmes aquatiques de la région et qui peuvent mesurer les priorités du Pacifique sur la scène mondiale. Nous prévoyons l’inclusion de leaders, de professionnels, d’acteurs engagés au niveau local et d’acteurs politiques capables de contribuer au processus de manière constructive.


Trente 30 participants environ sont prévus : 15 venants d’Aotearoa - Nouvelle Zélande, un total de 9 îles du Pacifique, y compris de Papouasie - Nouvelle Guinée, Vanuatu, Samoa, Fidji, Nouvelle Calédonie et Hawai ; 2 des Philippines et 2 d’Australie. Des arrangements ont été faits pour qu’il y ait 2 représentants de la FPH.


Le Processus de l’Assemblée


Cette rencontre durera quatre jours et sera conçue comme une série de table-rondes pour stimuler un échange plus important entre les participants. Le lieu de la rencontre reste à définir collectivement. Il pourrait s’agir éventuellement d’une marae - une maison traditionnelle de réunion maori. Dans ce cas, le protocole des tribus sera respecté.


Résultats de l’Assemblée d’Océanie 2010


Bien qu’il soit difficile d’imaginer réellement ce qui émergera de l’Assemblée, les résultats suivants peuvent être dès maintenant envisagés :


  • La construction à partir de la Charte et À travers l’Océanie permettra à l’Assemblée d’encourager encore plus le programme national et régional.
  • L’Assemblée renforcera les partenaires d’ « A travers l’Océanie »

Les participants seront invités à collaborer avec une série d’articles publiés ou avec des contributions à l’Assemblée. On voulait y parvenir depuis la réunion inaugurale d’”A travers l’Océanie” mais il s’est avéré prématuré ; par ailleurs, on n’avait pas affecté de ressources vers la réalisation de cette publication.


La réunion sera filmée pour aboutir à un documentaire qui contribuera au processus mondial des Assemblées.


Des actions seront identifiées pour avancer sur la gouvernance intégrée dans les pays membres et à travers les organisations et forums régionaux.


Schéma du processus de l’Assemblée


Les deux couches de cercles sont unies pour le processus de l’Assemblée suggèrent une waka avec deux coques (navire traditionnel) – nous visionnons donc l’assemblée comme un long voyage !



Activités actuelles de l’Assemblée de citoyens


Courant 2009, l’équipe liée à la Charte des Responsabilités humaines et avec A travers l’Océanie s’est impliquée dans des projets conçus pour développer les partenariats d’une Assemblée d’Océanie en 2010. Ces activités ont été menées en Aotearoa – Nouvelle Zélande, en Australie, dans les îles du Pacifique, ainsi qu’aux Philippines.


En Aotearoa – Nouvelle Zélande


C’est ici en particulier que notre travail a été mené avec des partenaires maoris. Nous avons envoyé deux représentants maori en tant qu’observateurs de la conférence "Prenoins soin de la planète" au Brésil. Tous deux sont engagés au sein de différentes organisations et dans le domaine de l’éducation environnementale. Cela nous a permis d’imaginer de nouveaux modèles portant sur les réseaux d’éducation environnementale, et d’approfondir notre action dans ce domaine. Nous avons entamé un projet de court-métrage sur l’eau en mettant l’accent sur le rôle de la région Pacifique dans la gestion mondiale. Il devrait être finalisé au mois d’août 2009.


Notre équipe de coordinateurs comprend par ailleurs trois universitaires ayant une expertise sur la gouvernance et une aptitude pour l’investigation. Nous comptons sur ce potentiel pour mener des recherches spécifiques dans nos domaines prioritaires, ainsi que des publications et des propositions de recherche déjà ciblées.


Notre travail a pris une nouvelle dimension au cours des deux dernières années en nous associant à des acteurs du développement. Nous sommes en contact régulier avec des agences d’aide internationales avec l’opportunité de questionner les modèles de responsabilité et de gouvernance et de promouvoir la responsabilité environnementale et l’éthique de respect envers les indigènes. Le lien avec le secteur du développement constitue une alliance stratégique qui renforce nos réseaux du Pacifique et fournit un accès à des fonds complémentaires pour nos activités. Néanmoins, les ressources et les fonds ne produisent pas de résultats immédiats.


Le Traité de Waitangi est le document de fondation d’Aotearoa-Nouvelle Zélande. Ce traité de 1840 établi entre la Couronne britannique et les chefs Maori continue d’être la voie principale pour réparer l’injustice de l’histoire et se trouve au centre des propositions pour une nouvelle constitution nationale. Les membres de RESPONSE sont étroitement liés aux organisations nationales associées à ce mouvement. Une rencontre nationale est prévue autour de la réforme de la constitution.


Par ailleurs, les projets environnementaux forment une part non négligeable de nos activités et constituent un volet appliqué de la responsabilité environnementale. Ces projets concernent différentes zones du pays et incluent une initiative de gestion collective des terres, un programme d’amélioration des zones humides, tous les deux étant conduits par des Maoris en association avec des non Maoris.


Nous travaillons avec une autre ONG en vue d’organiser un séminaire sur l’eau en octobre 2009. Plusieurs participants sont identifiés, parmi eux des ingénieurs, des artistes, des scientifiques, des experts maoris de la thématique de l’eau , des ONG environnementales et des chefs de conseils locaux.


RESPONSE est en relation avec des réseaux associés à la gouvernance et à la responsabilité environnementale. Elle participe à de multiples thématiques, notamment l’éducation, les services sociaux et au sein de certaines organisations politiques à travers différentes formations professionnelles. La possibilité de participer aux thématiques liées au développement a ouvert un éventail important de nouveaux contacts, dont certains seront des représentants à l’Assemblée de Citoyens 2010.


Australie


Nos points de contact en Australie ont été plus difficiles à maintenir parce que nous avons préféré encourager des rapports avec les partenaires du Pacifique. Betsan a été invité à visiter une organisation de justice sociale et développement communautaire à Adélaïde, en septembre 2009, pour animer un séminaire sur l’éthique de la responsabilité.


Le Pacifique


“A travers l’Océanie” a fourni l’occasion d’inaugurer un programme sur le thème de la responsabilité avec cinq pays du Pacifique : Samoa, Papouasie-Nouvelle Guinée, Fidji, Vanuatu et Tahiti, en plus des Philippines. Ce programme est indépendant de la Charte des Responsabilités humaines. Les connexions avec les participants et les activités spécifiques ont permis de développer le réseau d’ « A travers l’Océanie ».


Nous avons pu amener en particulier une équipe de six personnes des Philippines et de la Nouvelle Zélande à une rencontre du réseau de Gestion locale des régions marines (GLAM) en novembre 2008. A la suite de cette rencontre, nous avons été invité à présider une rencontre régionale pour collaborer avec le programme de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en Océanie. La conception a été relativement difficile mais nous avons reçu une importante reconnaissance de la part de plusieurs organisations du Pacifique.


Un des résultats de la rencontre GLAM a été une proposition de recherche active sur la gouvernance intégrée des industries de pêche marines côtières dans deux régions des Philippines. Il s’agit d’un partenariat entre RESPONSE et OTRADEV.


Deux autres activités sont en cours de développement : un projet sur l’eau avec une communauté de l’île de Samoa et un projet avec un groupe qui travaille sur les principes de l’économie solidaire au Vanuatu.


Cette proposition fournit un fil rouge pour l’Assemblée de citoyens de l’Océanie en 2010 et un renouveau des activités qui nourrissent le mouvement continu des citoyens.





 

 

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Assemblée du Pacifique à Whakatane

     
 



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